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Charles
                                                          Baudelaire

Rimbaud

Mallarmé

 

Informations :
  • "Réda made in China" : à lire sur le site du "Nouveau recueil", une étude inédite de Pascale Rodts-Rougé sur le poète Jacques Réda. http://www.lenouveaurecueil.fr/

  • Mon cours à l'Université populaire européenne de Strasbourg débutera le Mardi 25 septembre à 14H (Ouvert sur inscription, il se poursuivra pendant 26 séances, à raison deux heures par semaine). Son titre : "Qu'est-ce que la poésie?" 

  • Descriptif du cours :

    « Qu’est-ce que la poésie ? » Si improbable que soit la réponse, cette question mérite d’être posée. La poésie, en effet, contrairement à ce que l’on croit parfois, n’est pas une chose vague. Elle engage un travail rigoureux et une expérience spécifique. Le poème est cet objet de langue particulier qui conduit à interroger plus directement que tout autre notre rapport au sens et au monde. 
    Qu’est-ce donc que cet objet ? Comment est-il fait ? Quelle est sa fonction ? Et pourquoi y a-t-il des poètes ? A quoi servent-ils ? En quoi consiste leur travail ? Quel est cet être qui dans ses vers s’adresse parfois au temps, aux arbres, aux objets animés ? Que veut nous donner à entendre sa parole étrange ?
    Dans le cadre de ce cours, nous réfléchirons à ces questions, en prenant autant que possible appui sur des textes de diverses époques. Nous envisagerons tour à tour la poésie comme expérience et comme travail, mémoire, pensée, dialogue, forme de résistance et tâche spirituelle.

Notes récentes :



Hirondelle
                                                          rouge


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                                                          100 mots de la
                                                          poésie


la
                                                          matinée à
                                                          l'angalise

En librairie actuellement :

L'hirondelle rouge, au Mercure de France (paru en février 2017)

Les 100 mots de la poésie
"Ce volume ne constitue ni un lexique idéal ni un dictionnaire abrégé de poétique. J'y ai simplement retenu quelques-uns des termes autour desquels s'organise mon entente de la poésie. C'est donc à travers le filtre d'un choix subjectif qu'une approche critique est ici proposée. Irréductible à une définition simple, la poésie incite à réunir autour d’elle une constellation de mots qui l'éclairent par facettes. Il y a là des verbes qui disent les gestes d'un travail (couper, lier) et d'autres qui désignent des mouvements du corps et de la pensée (se retourner, s'en aller). Il y a des substantifs qui marquent l'étendue d'un champ d'expérience (chair, terre, mémoire, désir), d'un espace préféré (paysage, jardin), ou d'objets (fenêtre, fontaine), ou d'états (fureur, mélancolie, douceur) et de formes (alexandrin, ode, fragment)… Il y a même des pronoms (je et tu) : c'est ainsi l'expérience humaine qui défile au gré de l'ordre alphabétique et déborde des livres. Peut-être est-cela même qu'il faut retenir de ce modeste lexique : la poésie est moins faite pour aboutir à un beau livre que pour nous rendre à la vie même." (lire la suite...)

 
    La matinée à l'anglaise, aux éditions Shichosha (Tokyo) mars 2018

Traduction en langue japonaise par Kaoru Udo d'un livre à présent épuisé qui avait été publié en 1982 aux éditions Seghers.

"La Matinée à l'anglaise" est à la fois un recueil de textes poétiques et un essai sur la notion de lyrisme (...) A travers ces textes apparaît finalement ce qu'il reste aujourd'hui de la figure du poète, disséminé et diffracté" (Mathieu Bénézet)


Victor
                                                          HUgo

Textes critiques en ligne : Victor Hugo, le lyrisme personnellement...

"Dans « Crise de vers » Stéphane Mallarmé écrit de Victor Hugo : « il était le vers personnellement». L’auteur des Contemplations fut en effet ce « géant », "à la main tenace et plus ferme toujours de forgeron" qui « rabattit toute la prose, philosophie, éloquence, histoire au vers » et qui fit de celui-ci un prodigieux lieu d’engrangement… Il ne serait pas faux d’ajouter que Victor Hugo fut aussi bien le lyrisme personnellement, tant s’attache à lui l’idée d’un volume, d’une vigueur et d’une étendue de la parole poétique qui transporte l’énergie du vers jusque dans la prose…" (lire la suite...)

Restes
Restes est le premier livre d'un jeune auteur, Quentin Biasiolo.. J'en donne ici la préface  : "L'art d'accommoder les restes"

"On pourrait croire que les poèmes en prose de Quentin Biasiolo ont été écrits par son ombre. Étrangement en alerte, une attention d'outre-tombe trouve à se dire en des phrases aussi précises qu'elliptiques. Leur vitesse d'exécution est si rapide que le lecteur se voit tout désemparé, en même temps que sollicité et séduit par cette gymnastique mentale. Il ne sait plus où donner de la pensée ni sous quel angle considérer ce qui pourtant est là, déroutant mais nettement établi, mi-figue sur la page, mi-raisin sous ses yeux... " (à suivre)

On lira des extraits d'un livre en cours de Quentin Biasiolo "Lettres à Camille" sur le site du Nouveau recueil. Né en 1991, Quentin Biasiolo est normalien, agrégé de philosophie.

Bonnefoy

Hommage à Yves Bonnefoy...

"Lire Du mouvement et de l’immobilité de Douve est une épreuve. La question du sens des poèmes est posée avec une certaine rudesse dès la première page de ce livre déroutant, voulu tel par son auteur pourtant « épris de lucidité  »… Il ne s’agit pas en effet ici d’un jeu gratuit, non plus que d’un emploi insouciant de l’écriture automatique par exemple, même si cet obscurcissement délibéré puise à l’évidence dans une certaine expérience surréaliste qui fut celle du jeune Yves Bonnefoy… (lire la suite)

la poésie
                                                          a mauvais
                                                          genre
La poésie n'est pas réductible à un genre. Elle excède les catégories et met à mal les définitions, tant elle n'a de cesse de "brûler l'enclos" (René Char) et "d'aller plus avant" (Paul Celan). Les essais réunis dans ce volume s'attardent sur quelques œuvres modernes qui, à des titres divers, manifestent ces franchissements (Guillaume Apollinaire, Rainer Maria Rilke, Maurice Blanchot, Christian Dotremont...). Ils esquissent par ailleurs plusieurs portraits de poètes, en chiffonnier, en arlequin, ou en épistolier... Ils illustrent une pensée de la poésie comme parole soucieuse de la vie terrestre et qui interroge notre finitude.

carnet
                                                          chinois
J’ai découvert l’Amérique le 3 avril 1994, en prenant des notes sur un carnet à spirales de la marque « Hotlines – stationery » dans un fast food de Los Angeles où je mangeais des patates au lard et des œufs brouillés. Il était 8 heures du matin. J’étais en ma 42ème année et venais de quitter pour la première fois « l’Europe aux anciens parapets ».
Ce petit carnet à spirales de 10 cm sur 15, dont 57 pages sont remplies, contient ma découverte. Cela seul fait son prix. Jamais il ne sera publié. Je n’en livrerai ici que le souvenir. (lire la suite...)

dessine
"Je n’aime guère la poésie pour enfants. Si charmante soit-elle, elle me paraît souvent trop pressée de jouer avec les mots. Vite, elle devient comptine. Tout juste une petite fête verbale. L’occasion d’une récréation et d’une récitation, rien de plus…
Cet accès de fraîcheur, bien sûr, n’est pas sans intérêt. Il donne à respirer. Mais il tend aussi à accréditer l’idée que la poésie n’est que le côté ludique du langage…
J’aimerais que certains poèmes accessibles aux plus jeunes n’aient en vérité pas d’âge(...)" (Lire la suite)


Ashbery
"La plupart des hommes ont de la poésie une idée si vague que ce vague même de leur idée est pour eux la poésie" écrivait Valéry dans Tel Quel. Soyons clair, il n'est rien de vague dans la poésie, sinon ce à quoi elle se mesure. Sa tâche est de poursuivre afin de l'établir cette vague même qui donne son titre (A wave) au livre de John Ashbery: la vague infiniment mobile de l'instable et du trompeur... Comme l'écrit Marc Chénetier dans sa postface "l'imprécision, l'indécision, l'incertitude sont centrales dans cette oeuvre".

L'écriture prête ainsi des formes (et celle que mobilise ce livre sont très diverses) à ce qui n'est d'abord que de l'informe et du furtif, voire du grossier, du frivole, du décoratif, du routinier, de l'illusoire, du ruineux, du saugrenu, du périlleux, etc..., bref appelons cela tout simplement "matière humaine"... Et c'est en y mettant les formes que le poète dessine une trajectoire verbale parmi turbulences et indécisions. (lire la suite...)

Valery
(Texte de la communication donnée le 26 novembre 2015 au colloque "Paul Valéry aujourd'hui".)

"C'est de Valéry penseur que je souhaite tout d'abord parler, notre contemporain plus que jamais capital, et je devrais ajouter nécessaire, tant sa personne et son travail s'opposent à toute forme de fanatisme, et plus généralement d'aveuglement... En choisissant de donner ce titre "le contemporain capital" à mon intervention, je détournais au profit de Valéry une formule qu'André Rouveyre avait appliqué naguère à Gide, mais je n'imaginais pas alors la résonance nouvelle qu'elle allait prendre..."
(Lire la suite...)


Le
                                                          voyageur à son
                                                          retour

Parutions récentes :

"Pour un rien, je suis parti. Des chiffons de bleu dans le ciel. Retrouver le toucher d’une plume sur des pages de carnet dans une chambre inconnue ou un aéroport. Ce sont d’autres battements de cœur. Allez savoir pourquoi…

Oisiveté du voyage, peu propice à autre chose que de rapides photographies… Mais voilà que cette vie redevient étrange dès lors que lui manquent ses travaux familiers, aussi bien que les visages aimés auxquels il semble que l’on ait laissé accrochées sa propre figure et sa propre histoire."
(...)
« Mais tu l’as bien compris : c’est pour cela que je m’en vais, que je m’envole, que j’en appelle au plus lointain. Ces étoiles au sol, ces feux roses de l’aube, ces forêts, ces rivages, ces toitures : la terre, la maison des hommes. Je ne connais pas de moment plus heureux que l’atterrissage. Ces départs, après tout, n’ont pour objet que le retour. »

Photo
                                                          Maulpoix
Notes de lecture
proposées sur le site de la revue numérique "Le Nouveau recueil"
"Ce que je souhaite d'un critique littéraire - et il ne me le donne qu'assez rarement - c'est qu'il me dise à propos d'un livre, mieux que je ne pourrais le faire moi-même, d'où vient que la lecture m'en dispense un plaisir qui ne se prête à aucune substitution"

Julien Gracq








la musique inconnue

Autres publications récentes :

  • Par quatre chemins, études sur René Char, Saint-John Perse, Henri Michaux et Francis Ponge, éditions Presse-Pocket. Collection "Agora".
  • "L'Amérique n'existe pas". Publié uniquement en édition numérique, ce livre est disponible en téléchargement sur Kobo (Fnac), Amazon (Kindle) et sur l'E.book store d'Apple store.

        










Rainer
                                          Maria Rilke

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dernière mise à jour le 23 septembre 2018